Juillet 2009: un homme entre, seul, dans une bijouterie parisienne. Il en resort cinq minutes plus tard, avec un butin d’un peu plus de 300.000 euro. Il aura braqué l’employée de la bijouterie (une femme de plus de 60 ans) en lui ayant ligoté les mains.
Une semaine plus tard , l’enquête permet d’établir l’identité du suspect, grâce à ses empreintes laissées dans la bijouterie. Il est interpellé, et nous mène à une grosse partie des bijoux, chez un de ses amis. Avec deux autres « potes », ils auraient venu le reste des bjoux.
Donc, au total, un braqueur, et trois receleurs d’interpelés. Les 3/4 des bijoux sont retrouvés.
J’en arrive à mes apprentis: en effet, ce « braqueur » (j’ai même du mal à l’appeler comme ca, mais bon!) a 21 ans. Il prépare un Deug dans une fac parisienne. Il est totalement inconnu des services de police, habite dans un quartier tout ce qu’il y a de plus normal. Il a une éducation qui semble correcte. Un environnement des copains étudiants.
Et, au mois de Juin, il se fait interpeler pour un vol dans un supermarché, avec ses copains.
Deux semaines plus tard, il braque une bijouterie.
Il est donc interpelé, placé en garde à vue.
L’un d’eux a dit qu’il s’était inspiré des informations au cours desquelles il a vu un reportage sur la bijouterie « Chopard », quelques semaines plus tôt, où l’auteur, agissant seul, avait braqué en étant vêtu d’un costume, d’un chapeau, et portant un sac à la main.
Après deux jours de garde à vue, ces quatre « loulou » n’ont toujours rien compris. Sur le trajet qui les mène au Palais de Justice, ils ont le sourire aux lèvres. L’un d’eux demande encore s’il va sortir aujourd’hui.
C’est hallucinant ! Déroutant ! Ils ont organisé un braquage (ils sont toujours, bien entendu, présumé innoncents !) comme ils auraient organisé une partie de pêche !
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