maitre Mô avocat police gendarmerie douane justice juridique chronique judiciaire

C’est au cours d’une conversation sur twitter (pour changer) que j’ai découvert que @MaitreMo était l’auteur d’un livre. Je connaissais son blog mais je dois avouer que je l’avais survolé. @MaitreMo, comme tous ces nantis d’avocats a sans doute écrit ce livre dans l’unique but de s’enrichir. C’est d’ailleurs pour cela qu’il n’a pas hésité à me dire dès son deuxième tweet :  « achetez-le en poche il est bien moins cher ».

J’ai laissé passer un peu de temps et une fois les vacances arrivées, je me suis lancé en commandant le livre sur internet. Je l’ai payé 8,10 euros, autant vous dire que ça m’a fait mal de contribuer à engraisser un baveux.

Une fois le livre reçu, je me suis lancé et je n’ai pu que le dévorer en une traite. C’est encore tout frais dans ma mémoire. Je vais donc vous livrer une simple critique de lecteur (ce que je suis) mais « sans état d’âme », essayant de ne pas dévoiler trop de choses sur le contenu pour ne pas gâcher votre (future) lecture.

Je voulais m’attacher à vous décrire les chapitres un par un et finalement je préfère vous laisser la surprise. Vulgairement, je vous dirai que maitre Mô vous livre le récit de chroniques judiciaires ordinaires qui n’en ont que le nom. Vous passerez par tous les états et tous les sentiments. De l’empathie à la haine sans même avoir eu le temps de changer de chapitre.

Je voulais vous dire que les deux chapitres les plus marquants sont « Au guet-apens » et « Noël ». C’est tout à fait faux. C’est un sentiment personnel et il en sera peut être autrement pour vous.  Vous passez d’une barre d’assise à une geôle, d’une page à l’autre. Vous aller visiter de l’intérieur la justice pénale ordinaire. Parfois jusqu’à tomber de votre chaise tellement la vérité fait mal.

De l’avocat nanti qu’il était au début de ce billet, Maitre Mô vient de passer dans la catégorie des Hommes. Je vais même me laisser aller à une comparaison avec le livre du célèbre avocat Eric Dupond Moretti « bête noire, condamner à plaider » en vous disant que maitre Mô a tout simplement fait preuve de moins d’égocentrisme et de plus d’humanité. On ne le sent revanchard après personne, sauf peut-être avec lui même.

La première pensée qui m’est venue c’est « putain, il a vidé son sac, il a écrit avec ses tripes ». Je fais partie de cette catégorie là, pour qui écrire est une psychothérapie. Bien sur, le livre a été revu et corrigé pour être le plus agréable possible. Mais l’essentiel reste : les sentiments d’un Homme ordinaire.

Et c’est ce qui rend ce livre bÔ !

 

MIK

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