Dramatique : peu de mots pour parler de la fusillade qui s’est produite, jeudi dernier, à Villiers sur Marne. Je ne reviendrais pas sur les faits ; la seule chose, au final, ce sont un mort, sept blessés, dont un grave (une conductrice qui aura refusé, dans un premier temps, de donner son véhicule, qui aurait pris une balle dans le ventre). Pas de doute, on est en plein banditisme ; on peut imaginer que ces furieux allaient s’en prendre à un fourgon blindé (selon les premiers éléments diffusés par la presse).
Nul doute que cette cavale ne durera que peu de temps. De gros moyens sont déployés. BRB, BRI, Brigade Criminelle. Toute la PJ parisienne traquera ces enfoirés jusqu’à ce qu’ils soient tous derrière les barreaux, et pour très longtemps.
Une fois l’émotion passée, ce sont les discussions, les commentaires. Et là, je suis un peu surpris. La première m’ayant choquée a été lancée sur le fait de savoir si l’on avait à faire, ou non à des professionnels du banditisme. J’ai envie de dire « qu’est-ce qu’on s’en fout ». Professionnels ou non, ces mecs étaient déterminé à un objectif, et ne rien laisser entraver leur objectif. Prêts à tuer, et ils l’ont fait.
Ensuite, ce sont les politiques, qui se lancent. Le Ministre de l’Intérieur vient d’annoncer qu’il a signé un décret permettant à nouveau l’utilisation des « Tasers », par les policiers municipaux. Pour rappel, les fous furieux de l’Autoroute A4 ont tiré à la Kalachnikov, une arme de guerre. Et la communication de Matignon vise donc à fournir des « Tasers ». « Kalachnikov » contre « Taser ». Mouais !!!
Ce n’est pas par hasard que j’utilise le terme « communication » plus qu’une décision prise en réponse à un acte. Même si, coté politique, on se place à nouveau en réponse à la médiatisation. Mais, à mon sens, cette décision n’a rien de bon. Tout d’abord, ce n’est pas un Taser qui va pouvoir faire face à la « kalach ». Les syndicats de police municipale réclament un armement individuel pour tous les policiers municipaux, et une « harmonisation des armes, et moyens de communication ». En dehors de toute l’émotion qu’a pu susciter cette affaire, même avec un « Glock » 9mm ou un Sig Sauer, du même calibre, ce genre de drame ne pourrait pas être évité. Et, pour cause, les policiers de Viliers étaient armés.
A mon sens, ce drame doit faire passer un message : plus de moyens à la PJ ; plus d’effectifs, plus de matériel, pour qu’on ne laisse pas cet armement circuler comme cela se fait. Qu’on ne laisse pas de porte ouverte à ces possibles fusillades en pleine rue. C’est de cela dont nous avons besoin ; de moyens. Et actuellement, nous n’en avons pas ; ou peu. Le « paquet » a été mis sur le trafic de stupéfiants. C’est très bien, puisque, effectivement, il constitue  une énorme économie souterraine. Mais il ne faut pas laisser les autres pans de la PJ se « demerder » avec le peu de moyens qu’il reste. On ne peut pas construire une maison avec trois tournevis et un marteau. Et nous, ne pouvons lutter contre cet armement massif, contre ces furieux,  avec si peu de moyens.  Y compris les « Tasers ».
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