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Stephane Durand-Souffland, cette gueule cassée du judiciaire qui ne laisse pas indifférent et pourtant qui passe partout. Un visage de flic, de pjiste, de magistrat, d’avocat…même de tueur en série. Et si c’était ça, sa force ? Et si nous avions à faire à un caméléon qui, refusant de dompter ses émotions, a choisi de les coucher sur le papier pour nous relater ses « frissons d’assises ».

Voilà ce que je ressens après avoir dévoré ce livre. Fluide, beau, vous avez du mal à remettre une page au lendemain tant @DurandSouffland manie le mot qu’il a soigneusement choisi pour faire passer son ressenti.
Si vous êtes jeune (comme moi), il y a un avocat général que vous ne connaissez que par les réseaux sociaux, twitter notamment. Dans son livre, le chroniqueur judiciaire nous fait découvrir les beaux réquisitoires de ce fin psychologue sans pour autant le brosser dans le sens du poil. C’est d’ailleurs la ligne de conduite de l’auteur durant tout l’ouvrage.

Sans concession, bien qu’on ressente une fascination certaine pour les ténors du barreau, Stéphane Durand-Souffland ne fait aucun cadeau aux différents protagonistes qui gravitent d’un côté ou de l’autre de la barre.

Mais outre les « acteurs » du monde judiciaire qui composent ce livre, vous découvrirez, une ambiance, une atmosphère, parfois lourde, parfois légère. Un moment clef, une réplique, un sourire… qui font que les assises ne sont pas qu’un spectacle judiciaire.

C’est un beau livre que je vous propose de découvrir, qui vous fera (re)visiter les plus belles affaires criminelles de ces vingt dernières années et [surtout] découvrir ce qu’est un « frisson d’assises ». Je n’en dis pas plus, vous comprendrez de vous même quand, au beau milieu d’un chapitre, vos poils se dresseront sur vos bras.

 

Bonne lecture.

 

 

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