Je ne voulais pas trop rentrer dans le débat, mais, une fois de plus, je n’ai pas le choix.
C’est aujourd’hui qu’a lieu, la manifetation des « anti » mariage pour tous. Plusieurs dizaines de milliers de manifestants sont attendus à Paris, en attendant, celle qui verra se réunir les « pro ».
Et je lis beaucoup de choses, mais principalement beaucoup d’intolérance, et pas forcément où on le croit. J’entends ceux qui pensent que les « anti » sont intolérants, qu’ils sont contre l’égalité pour tous. J’entends cet argument.
J’entends aussi celui qui m’a été soufflé par Marie-Anne Soubré, par lequel à partir du moment où une réforme était partie intégrante du programme d’un candidat, l’on devrait se plier à ce changement, une fois le candidat élu. Parce que, tout simplement, c’est un principe républicain. Cet argument est, pour moi, un argument « massue », fort. Il m’a fait pas mal réfléchir. Et même si j’y met quelques petites réserves, je ne suis pas loin de penser que c’est un des seuls qui vaille.
Quelle réserve ?La première vient du fait que, pour qu’il tienne, encore faudrait-il  que tous les politiques, de tous bords, s’y accordent. Ce qui ne sera jamais le cas.
Autre limite : En votant un candidat, on peut être d’accord avec une partie de son programme, et en désaccord avec l’autre. On peut être pour le programme économique de Francois Hollande, et contre d’autres mesures. Ne peut-on pas imaginer qu’un candidat est élu sur certaines idées, et pas sur d’autres ? Imaginons que les votants de Francois Hollande l’aient élu sur son programme d’ouverture, qui comprend le mariage pour tous, ou encore le droit de vote pour les étrangers, et qu’à l’inverse, les votants soient en désaccord avec son programme économique ou sécuritaire. Ces gens-là devraient-il se taire ?
En ce qui me concerne, étant plus idéologiquement de droite, j’étais en accord avec certaines propositions de la droite, et en désaccord profond avec d’autres. N’aurais-je donc pas eu le droit de le dire ? J’étais profondément sarkozyste en 2002, et je n’étais pas d’accord avec la RGPP ou encore la chasse aux statistiques ; n’aurais-je pas eu le droit de le dire, parce que j’avais voté pour lui ?
Bref, si tu me lis, Marie-Anne, je t’ai entendu (ou lu), mais… il y a un mais…
Et pourtant, aujourd’hui, il est une chose qui me fatigue profondément. En ce jour de manif, comme un peu tous les jours, je parcours twitter. Si je fais une analyse rapide de ma TL, je constate que 95% de mes abonnés sont favorables au mariage pour tous. Soit. Je lis certains arguments qui se tiennent, d’autres un peu moins (attention à ne pas chercher d’argument où il n’y en a pas). Ok. Mais ce débat est désormais tellement passionné qu’il fait la part belle à l’intolérance. J’aime beaucoup le média qu’est twitter, parce que, justement, je trouve que l’on s’enrichi des débats qui peuvent s’y dérouler ; débat qui se déroule avec des personnes que l’on aurait jamais rencontrées autrement. Chacun argumente sa position, on prend certains arguments, on en combat d’autres… bref, c’est le principe du dialogue. Et j’aime beaucoup cela. A titre personnel, à combien de reprises me suis-je déjà « battu » avec certains avocats,  sur des sujets police/justice ? Et en général, même si ces débats ont pu être, parfois, un peu « tendus », ils se sont toujours déroulés dans le respect ; d’un coté ou de l’autre, sans jamais aucune insulte. . Enfin, je pense… même si, j’avoue, j’ai un peu de mal avec le second degré. Soit. On ne se refait pas.
Mais là, aujourd’hui, cela dépasse l’entendement. Ce que je vois passer  n’est tolérance  C’est donc la journée, je me répète, de manifestation de ceux qui sont hostiles au mariage pour tous. Et je suis outragé de lire certaines choses. Outragé de voir que l’on peut comparer les manifestants, pour faire simple, à Hitler, les réduire à des fascistes et/ou débiles qui n’ont rien dans la tête. Que penser lorsque je vois passer « dimanche, il y aura trois rassemblements, en fonction de si t’es complètement nazi,  juste homophobe ou tout simplement con ».
A l’inverse, que dire de ce manifestant qui a comparéFrançois Hollande à Hitler ? Tout aussi con et stupide.
Vous voyez, encore une fois, la règle est respectée ; les cons n’ont pas de couleur, pas de visage, ils sont partout.
Ces personnes, qui se veulent donneuses de leçons devraient avant tout se regarder en face. Cette propagande est juste contraire à ce qui est défendu. Arrêtons un peu les insultes et autres rabaissement des autres. Chacun ne peut-il avoir ses idées et être respecté en tant que tel ?
Alors, s’il vous plait, vous, qui me suivez et que je suis, arrêtez d’essayer de ressembler à ces personnes. Tenez-vous en à des arguments et surtout, respectez les idées qui ne sont pas les vôtres. Elles ont le droit d’exister. 
Pour finir, en un mot comme en cent: sus aux cons. 
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