LA_CONJURATION_PRIMITIVE_ok_DOC 155

 

Et si seul le Mal pouvait combattre le Mal ? Une véritable épidémie de meurtres ravage la France. Plus que des rituels, les scènes de crimes sont un langage. Et les morts semblent se répondre d’un endroit à l’autre. Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ? Et si c’était un jeu ? Mais très vite, l’hexagone ne leur suffit plus : l’Europe entière devient l’enjeu de leur monstrueuse compétition. Pour essayer de mettre fin à cette escalade dans l’horreur, une brigade de gendarmerie pas tout à fait comme les autres et un célèbre profiler, appelé en renfort pour tenter de comprendre. De Paris à Québec en passant par la Pologne et l’Ecosse, Maxime Chattam nous plonge dans cette terrifiante Conjuration primitive, qui explore les pires déviances de la nature humaine. Une mécanique impeccable. Un thriller glaçant, à ne pas mettre entre toutes les mains ! Traduit dans le monde entier, Maxime Chattam est un des maîtres du thriller français dont l’imagination intarissable est régulièrement saluée par la presse.

« ouch »

Une onomatopée pour commencer. Je ne vois que ça, tellement j’en reste sur le c… bref, vous aurez compris!

Jusqu’à la semaine dernière, je ne connaissais Maxime Chattam que de nom; tout juste, savais-je qu’il écrivait des livres, mais je n’avais jamais eu l’occasion d’en croiser les feuilles!

A tout seigneur tout honneur, je me dois de remercier Françoise, qui m’a donné ce conseil au moment où je finissais un autre livre. L’occasion… le larron…

Bref, j’ai donc lu mon premier « Chattam », « la conjuration primitive ». Et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on n’en sort pas totalement indemne. Au delà de l’histoire en elle-même, on peut arriver, avec un peu de réflexion, à se poser des questions. Revenir un peu à l’exacte réalité, et se dire, que, ma foi, ce livre peut poser des questions sociétales. Mais je ne vais pas vous en dire plus…

Bon, ce livre n’est pas parfait, puisqu’il nous plonge, une fois n’est pas coutume, dans l’antre de la Gendarmerie. Alors même que j’étais , il y a quelques jours encore, au sein du « 36 » et de la Crim, me voilà au cœur de la SR (Section de Recherches) de Paris. Bien sur, vous l’aurez compris, je plaisante. Cet univers change un peu, et ce n’est pas plus mal.

Un meurtre, un deuxième… le décor est planté. Très vite. L’enquête démarre, les personnages sont là; je les vois, j’imagine leurs visages, les scènes. Tout est bien ficelé. Et, il faut le dire, on rentre très vite dans le dur. A la fois, l’âme de l’enquêteur, qu’il soit gendarme ou policier. Finalement, ce pour quoi il se construit: la résolution d’un crime, l’arrestation de son auteur. Mais aussi, en même temps, dans ce qu’il y a de plus dur, la mort. Avec tout ce que cela englobe comme souffrance. La vie qui s’est éteint, certes, mais, au delà, la souffrance de ceux qui restent. Ou, plus proche encore de l’enquêteur, ce qui lui reste « sur les bras »; pour être primaire « la barbaque ». Le corps, l’étude de la scène de crime, ensanglantée… l’autopsie. Et c’est très bien décrit.

Bref, tous les aspects de l’enquête sont évoqués; aussi bien l’enquête en elle-même, que l’horreur. Et, je dois le dire, je donne une très bonne note au réalisme de cette enquête. Enfin… jusqu’à un certain point, mais je ne développerais pas. A l’instar des séries, cela fait partie du roman. Il est difficile de coller, en tous lieux et toutes circonstances, au fonctionnement d’un service d’enquête; auquel cas, le lecteur s’arrêterait probablement à la page 2 du livre.

Mais là, je vous l’assure, aucune envie de s’arrêter. Bien au contraire! J’ai déjà envie de m’attaquer au suivant.

Alors, oui, et mille fois « oui », chers lecteurs du « 15 », je vous conseille ce livre. Mais, attention… accrochez-vous.

 

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