Voilà une nouvelle affaire où les forces de l’ordre sont mises en cause. Selon les médias (c’est important de le préciser), un homme sur un scooter aurait été abordé par l’équipage d’un véhicule de Police. L’homme au scooter aurait donc refusé le contrôle, et serait reparti avec son scooter. Il en aurait alors perdu le contrôle, et aurait donc trouvé la mort. 
Une fois de plus, les policiers sont sur le banc des accusés. Peut-être même ont-ils été placé en garde à vue, comme c’est, en fait, souvent le cas.
Puisque, forcément, les premiers soupçons pèsent sur cette police que l’on dit ultra répressive, parce qu’elle met beaucoup de PV ou parce qu’il y a beaucoup de radars, et que ca déplait à Monsieur tout le monde, ou encore parce qu’elle ne fait que des contrôles au faciès !
Et, dans la plupart des cas, les policiers sont mis hors de cause; mais, à ce moment-là, plus personne ne s’interesse à l’affaire. Les médias en parlent tant qu’il y a possibilité de mettre de l’huile sur le feu, et après… plus rien. 
Personne ne revient à la base de ce genre d’histoire; ce jeune a refusé un contrôle de police. Et c’est à cela qu’il faut revenir. Pourquoi ce refus?Qui est à l’origne du décès? Lui, et seulement lui. 
Le problème, dans ce genre d’affaire, c’est que, en amont, la police n’est plus respectée; refuser un contrôle, tant qu’on ne se fait pas « ratraper par la patrouille », ne fait rien du tout; et même si on se fait choper, d’ailleurs. C’est devenu banal, dans certains quatiers, voir même une éspèce de jeu. Donc, à partir du moment où l’on ne fait plus rien pour faire respecter sa police, on arrive à ce genre de drame. Parce que, oui, c’est un drame; quand bien même ce jeune aurait fait quelque chose, était recherché, ou que sais-je, il ne méritait en rien ce qui lui est arrivé! 
Mais en ce moment, ce sont les policiers qui vivent un calvaire; leur carrière est en balance, leurs familles vivent dans la l’angoisse, sans savoir de quoi sera fait le lendemain; les collègues intervenant, eux-même sont certainement  traumatisés; sur la voie publique, ils ne seront plus jamais naturels, face à une situation similaire.
Et là, la societé entre totalement dans ce « défi » lancé par la presse. Bien évidement, l’IGS est saisie de l’affaire, mais en plus, on va demander à l’Institut de Recherches Criminelles de Rosny sous Bois (IRCGN), service gendarmesque, d’enquêter sur les véhicules en cause; et le véhicule de police, et le scooter. Et tout ca par souci de transparence. Mais je comprend qu’on le souhaite.
C’est avant tout contre le comportement de la presse, que je m’élève. Elle agit par raccolage, pour attirer ses lecteurs à la vue du sang qu’il pourrait y avoir. Et après, plus rien. Plus personne pour dire que les policiers ont été mis hors de cause. Mais, à l’inverse, si les policiers sont en cause, alors là…. c’est l’acharnement. Il faut tuer l’homme à terre. Se faire du flic. Quelque part, se payer le gouvernement en place, qui sera mal à l’aise. 
Alors, selon moi, soit on oblige la presse à « informer » jusqu’au bout de l’histoire, à tout dire, quelle qu’en soit l’issue, soit on ne l’autorise à parler de l’histoire qu’une fois qu’elle est jugée. Mais au milieu, il y a un fossé. Et souvent, ce fossé ébranle les forces de police. Au final, ce sont toujours les mêmes qui payent.
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