N’étant que peu inspiré par les programmes du soir, je me suis laissé tenter par le film « l’Assaut« . Pour rappel, il s’agit de la reconstitution de la prise d’otage du vol Air France, devant relier Alger à Paris, en 1994. Vol qui, d’ailleurs, s’arrêtera finalement à Marseille, après plusieurs heures de négociation.
J’avoue ne pas être un fan des films du genre. Et pourtant, ce fait tragique, qui remonte maintenant à plus de 15 ans, est un de ceux qui ont forgé les lettres de noblesses des forces d’interventions françaises, telles que le GIGN (pour la Gendarmerie), ou encore le RAID pour la Police.
Me voilà donc devant ce film avec, à ma droite, mon portable. Quelques tweets par-ci par là, une partie de poker, et le film en face. Rapidement, la partie de poker s’est terminée. Précisions pour les amateurs, j’ai donné des sous à un inconnu qui n’a pas compris que je fasse tapis avec 7-2 dépareillés.
Bref, ne restait plus que ma Tweet-Line et le film. Et, rapidement, je me suis retrouvé happé dans ce film. Certes, on en connais tous la fin. Mais, justement, l’effet n’a pas été celui escompté. Parce que, justement, si l’on connait la fin, on se demande rapidement ce qu’il peut se passer dans la tête des familles. Et, pour une fois, je me suis retrouvé de l’autre coté.
A quoi pense la femme de ce gendarme, qui est sur le point de partir, alors même qu’elle sait très exactement où il va aller? Oh, certainement que dans la réalité, elle ne le sait pas; en tous les cas, pas tout de suite.
Et, peu à peu, on glisse dans la peau des gendarmes. On voit, peu à peu, la mise en place de l’intervention. L’entrainement dans un avion similaire. Les moyens qui se mettent en place. La diplomatie qui fait son travail.
On arrive alors au moment « ultime »: l’assaut. Celui qu’on attend depuis un peu moins d’une heure.
A cet instant, j’ai en tête l’une ou l’autre image de l’époque. Le premier gendarme, qui tente d’ouvrir la porte, suspendu à l’avion. Ou encore l’un des pilotes qui saute par la fenêtre de son cockpit.

C’est parti, le commando de gendarmes entre. Les deux premiers ravisseurs sont rapidement éliminés. Il en reste deux autres. Et là, un gendarme est atteint. De plusieurs balles. Il est au sol; vivant, mais ne peut se relever. Et ses compagnons sont dans l’incapacité, eux, de l’extraire. Les balles fusent de partout. Dans tous les sens. Les passagers sortent par l’arrière, les uns après les autres. Au milieu des balles. Une grenade est lancée par les preneurs d’otage; à quelques centimètres du gendarme, qui arrive, tant bien que mal à se retourner, pour éviter qu’elle ne lui explose au visage. Un autre gendarme arrive par l’avant. Il prend une balle, rapidement, devant les pellicules (eh oui, il y en avait encore, en 1994) des caméras, en direct. Un membre des forces de l’ordre se couche alors au sol, ayant dans l’idée d’être peu accessible pour les tireurs d’en face, puisque peu visible. Mais, de son coté, ce n’est pas mieux. L’angle de tir est étroit. Le troisième preneur d’otage est éliminé par un tireur d’élite, sur les toits du hangar de l’aéroport. Il en reste toujours un. Finalement, le blessé est extrait, en piteux état. Et les autres gendarmes avancent…. mètre après mètre…. malgré les tirs…. ça continue toujours… dans les deux sens. On voit, en direct à la télévision, de la fumée, qui provient des grenades lâchées par les preneurs d’otage. Le dernier est alors abattu. Finalement. Ouf.
La scène a durée plusieurs minutes… d’une telle intensité…. d’un tel réalisme…. haletant…. j’en ai eu des frissons…
Un grand bravo au réalisateur, Julien Leclercq.
Je crois savoir que, sous les cagoules, ce sont de vrais membres du GIGN, qui ont joué la scène.
Bravo à eux. Cela ne donne que plus de crédibilité à l’assaut.
Et à leur métier. De vrais professionnels.

Pour ceux que ça intéresse, je vous renvoie vers le site non officiel du GIGN ou encore celui de la FIPN, la Force d’Intervention de la  Police Nationale, qui regroupe le RAID, la BRI (de la Préfecture de Police de Paris) et le GIPN.

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