Les français aimeraient tellement que l’histoire se répète.
Le 22 Juin 2010, Raymond Domenech signera la réédition des français. 70 ans après celle de Pétain. Nous attendons maintenant le général De Gaulle de 2010.
Certains vont trouver le parallèle gênant, puisqu’il compare une guerre  mondiale avec un match de foot. Mais ce n’est pas directement ce parallèle, que j’ai envie de faire ; trop risqué.
Dans son allocution du 22 Juin 1940, le Général de Gaulle parlait d’honneur, de bon sens et de patrie. C’est cela, qui me vient à l’esprit.
Le football est aujourd’hui le sport le populaire en France. Et, au-delà de ce qu’il représente intrinsèquement, il est vecteur, dans notre pays, de consommation. Et, en allant encore plus loin, dans une période trouble comme celle que nous vivons, il aurait pu être vecteur d’un peu de ciel bleu, dans l’ombre des crises qui se succèdent dans le monde, et donc en France. Pour le coup, la France restera dans l’ombre. Et ce matin, c’est la grisaille, dans le ciel français. J’aurai pu parler de gueule de bois, mais, en général, elle survient après une bonne soirée. Et, bien évidemment, ce n’est pas le cas.
Pour en venir au discours du général, le mot qui me frappe le plus est « patrie ». J’écarte l’honneur parce que, à mon sens, si on le rapproche trop de la « fierté » et qu’il n’est pas maitrisé, il peut conduire à l’extrémisme. Le mot « Patrie », est,  pour moi, aussi un corolaire de « fierté ». Fier de la patrie, fier d’être français. Et, dans ce match de football, dans cette équipe,  il n’y avait aucune fierté. A l’inverse des joueurs d’autres nations, tels les joueurs du continent américain. Au nord, comme au sud. Eux sont fiers de venir en sélection. Non pas pour une question de médiatisation, de contrats publicitaires juteux, mais parce qu’ils représentent tout un peu peuple, et que cela représente quelque chose de bien plus fort que leur propre argent. Et ils se sentent portés par leur nation. Nos français, eux, sont isolés avec leur MP3 démesuré sur les oreilles, coupés du monde à tous leurs entrainements, avec une communication en dessous de zéro, donc négative. Les supporters aimeraient les porter, mais les joueurs ne daignent même pas les approcher. Alors, être portés !!!
Ces joueurs ont commis une faute bien plus grave que professionnelle. Dans toutes les écoles du sport français, ils sont des exemples. De quoi doivent s’inspirer notre enfant, maintenant ? Bref, au final, nous (ca fait mal, d’employer la 1ère personne du pluriel, et de s’inclure) n’avons que ce que nous méritons. Et bravo aux mexicains, qui eux, ont fait preuve de certaines valeurs. Et avant tout, ils prenaient du plaisir à jouer, à être ensemble.
Alors que faut-il faire ? Laurent Blanc sera-t-il à l’image de ce qu’on peut attendre ? Comment faudra-t-il s’y prendre ? A mon sens, cela passera par le fait de sélectionner des joueurs fiers de leur pays. Quitte à ne pas forcément choisir ceux qui brillent le plus dans le star système mondial, dans les plus grands clubs européens. Bref, des joueurs qui ont quelques notions de patriotisme, qui se battront, sportivement, pour la France, qui seront prêts à jouer positivement, un peu comme le soleil, sur le moral des français. Quitte à ce qu’ils n’aillent pas au bout, mais qui, au moins, se seront battus ensemble, avec des valeurs.
Mais, quelque part, ces joueurs sont à l’image de tous les français ; eux non plus ne sont pas fiers de leur pays, n’ont que peu de sens pour le mot « patriotisme ». Sans aller jusqu’au nationalisme ! Donc, si déjà, ceux qui sont le plus exposés médiatiquement montraient l’exemple, peut-être, que d’ici quelques années, les choses pourraient changer. En tous les cas, c’est un vœu que j’exprime.
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