Depuis maintenant quelques jours, on assiste à une nouvelle vendetta. Enfin nouvelle, rien de moins sur.
Quoi qu’il en soit, désormais, nonobstant le fait qu’elle ne fait jamais ce qu’il faut quand il le faut, voilà que maintenant, elle passe de l’autre côté. Comment ? Quel côté ? Je m’explique.
Au milieu des tensions liées à la réforme des retraites, et des manifestations qui entourent les discussions parlementaires, voilà certains politiques et syndicalistes qui arrivent à bout d’arguments. Enfin, on pourrait le penser devant leur attitude.  Voilà que, devant la multiplication des incidents liés aux casseurs qui se mêlent aux manifestants, ils nous annoncent que, en fait, ces casseurs, ou du moins certains, ne seraient que des policiers.
Ces pseudo dirigeants nous expliquent leur théorie: ces policiers-casseurs seraient donc chargés d’envenimer une manifestation qui a tout de pacifique, pour en faire un gros « bordel », le tout pour les beaux yeux des journalistes, alors chargés de diffuser les images de violence. Avec, en bout de chaîne, le client du média qui, outré de ce qu’il voit, en arrive à se désolidariser des manifestations.
Là, je dis « chapeau bas ». Il fallait y penser!
Mais ce n’est pas fini.
Depuis trois jours, une autre information tourne sur l’ensemble des médias français: en l’espace de quelques semaines, trois journalistes se seraient fait voler leur ordinateur portable. Tous contenant des données sensibles relatives à leur enquête sur l’affaire « Woerth-Bettencourt ».
Le premier fait remonterait au début du mois d’octobre ; ce jour-là, un journaliste du site web « mediapart » se fait dérober du matériel informatique. Le 21 octobre, ce sont deux autres journalistes, du journal « Le Point » et « Le Monde » qui se font également voler du matériel.  Et, là, surprise, à demi-mot (voir un peu plus), les policiers seraient à nouveau à l’origine de ces vols !!!
Là, je n’ai que peu de mots devant cette grosse enquête. Un député en rajoute alors pour demander « qu’on détermine si les vols sont bel et bien liés et qui en sont le ou les auteurs ». Personellement, je ne doute pas que les enquêteurs en charge de ces vols aient attendu les instructions de ce parlementaire !
Comment peut-on imaginer que, désormais, des policiers puissent être à l’origine de ces basses œuvres. Mais peut-être suis-je naïf! Je vais alors citer l’un ou l’autre de mes collègues, en espérant qu’ils me pardonnent pour le droit d’auteur :
« il me vient un doute affreux
et si tous les sauvageons des cités et les casseurs n étaient que des policiers hors service qui s adonnent à un vice caché ou bien des policiers en service agissant sur ordre du ministère pour créer de l emploi
et si… tous les automobilistes en infraction étaient des policiers en civil agissant sur ordre
et si…. »
Au suivant de répondre :
« Et si on arrêtait tous de travailler pour vérifier que l’ordre public est bien maintenu et que la société fonctionne mieux sans notre présence !!! »
Et je vous passe des remarques suivantes.
Il est vraiment regrettable que de telles affirmations soient portées sur la place publique. De deux choses l’une :
  • les auteurs de ces allégations disposent de preuves, et c’est alors de leur devoir de les transmettre à la Police des Police ou quelque autre pouvoir ou contre pouvoir (à moins qu’ils ne soient désormais tous à la solde du gouvernement) qui existent en France; il me semble qu’il en existe suffisamment. Et à ce moment-là, qu’ils attendent les résultats d’enquête pour parler. Mais ils n’ont rien à faire sur les plateaux télé pour parler de cela. Il me semble qu’il y a d’autres chats à fouetter, en ce moment.
  • ces gens-là ne font que reprendre des rumeurs, font des interprétations d’images pour en tirer des conclusions. Et là, on appelle cela de la manipulation.
Ce qui est certain, c’est que les policiers, en plus de ne plus soutenus par qui que ce soit, sont maintenant, accusés d’être à l’origine des troubles à l’ordre public ! Le tout ayant pour effet d’amenuiser la confiance de tout un chacun vis-à-vis de sa police.
A quoi sert la Police? En tous les cas, pas aux règlements de comptes politiciens. Ca, c’est certain.
Shares
Share This