ITeam 22 police gendarmerie

Chers lecteurs, en ces temps troublés, nous nous sommes dit qu’un peu d’humour vous ferait du bien. Munissez vous de votre second degré et prenez du plaisir dans cette lecture.

Pour vous résumer, vous laissez une dizaine de poulets entres eux et vous écrivez ce qu’ils racontent. C’est comme cela qu’est né ce billet. Si le concept n’est pas nouveau, le mode de rencontre l’est. En effet tout ce petit monde a fait connaissance sur le réseau social Twitter. Voici ci-dessous les anecdotes du quotidien d’une secte nommée « TEAM22 ».

Mik

POULAGAGS

1) Chasse, pêche et tradition,

A l’accueil téléphonique d’une brigade :

« -Gendarmerie nationale bonjour !

– Bonjour monsieur le gendarme, je vous appelle je viens de voir un vol de grues.

– Très bien monsieur à quel endroit ce vol de grue ?

– Ben dans le ciel monsieur c’est signe que le froid revient ! »

2) Botanist’ driver !

Je suis de contrôle police route avec un collègue. On arrête une bagnole aléatoirement. Contrôle des papiers, on demande au conducteur s’il a des stupéfiants sur lui.

« Bien sûr que non monsieur le gendarme. ».

Au moment où il ouvre sa boîte à gants pour prendre sa carte grise un pot en verre rempli de cannabis en tombe… Oups !

@ludOPJ – 10 ans de gendarmerie

Jeu de main, jeu de vilain

Retour d’une liaison, nous sommes cinq dans le véhicule sérigraphié, on rentre au service. La radio crépite, on capte sur les ondes une séquestration non loin de là. Ni une ni deux nous y allons. Sur place la requérante qui est une amie de la victime nous explique que son mari a entendu crier et de peur l’a envoyée voir ce qu’il se passait au 5ème étage de l’immeuble.

Ayant les clés, elle a ouvert l’appartement et a vu son ami séquestré. C’est là qu’elle nous a appelé après avoir battu en retraite.

Elle nous fait monter au 5eme. Elle nous ouvre la porte avec sa clé. Nous, en stress ne sachant pas ce que nous allions trouver. Courage, dévouement, abnégation,… On rentre !

Là nous tombons nez a nez avec un homme de 60 ans, vêtu de sous vêtement et collant féminin ; et ligoté sur une chaise.


Soit disant une expérience sexuelle qui a mal tourné. Une fois ligoté, l’autre mec est parti de chez lui. Surpris de nous voir arriver a cinq, il nous a demandé de rester discret.

Pas de soucis. Nous avons juste fait le compte rendu obligatoire par radio à la station directrice. Sans suite pour nous.

@Matricule17 – 7 ans de police

Un mort, vivant !

Nous sommes en patrouille et nous recevons un appel radio pour nous rendre dans un appartement afin de vérifier l’état de santé du propriétaire qui, depuis plusieurs jours, ne donne plus de nouvelles à sa famille. Nous garons la voiture de patrouille, le chauffeur reste au volant et nous allons frapper à la porte, sans résultats. L’appartement étant au rez de chaussée, mon collègue décide de vérifier les accès extérieurs et remarque une fenêtre ouverte par laquelle nous pouvons apercevoir une personne immobile, en position assise dans son fauteuil, les yeux fermés, le teint livide. Une odeur vraiment désagréable se dégage des lieux.

Mon collègue rentre par la fenêtre pour confirmer notre funeste pressentiment et s’approche sereinement du corps. D’un bond, le cadavre présumé se lève, se tourne vers mon collègue en hurlant « qu’est ce que vous faites chez moi, sortez d’ici ! ».

Un quart de seconde et 200 pulsations cardiaques plus tard, je suis plié en deux de rire et mon collègue, téméraire court vers la voiture de patrouille, après avoir sauté par la fenêtre, en hurlant  » il est vivant ! il est vivant ! « 

@faradz – 17 ans de police

1) L’homme louche,

Pourquoi les flics  s’intéressent t-ils à quelqu’un dans la rue ?? A cause de son attitude !!

Un jour je passe dans une rue avec mon binôme et on voit un homme qui fait des allers et retour devant une banque.

Il semble tendu, dans le jargon on dit qu’il sent la connerie.

Il fait des allers et retours, regarde à droite, à gauche.

Dès que quelqu’un approche il fait semblant de lire un journal, puis reprend son manège.

On se dit qu’il va taper la banque…

On appelle les collègues en renfort. Tout le monde est là, le mec change de trottoir puis revient. On voit que le monde dans la rue le gène.

Puis, plus personne dans la rue, le mec accélère, se dirige vers la banque, ça y est ! Ça va taper ! Tous les collègues sont sur le qui vive. 

Et hop, il rentre direct …. dans le sex-shop juste à côté.

Et merde, un timide… On n’avait pas vu le sex-shop.

2) L’homme invisible 

Pendant une filoche je demande à l’équipe dans le soum de foncer dans la rue perpendiculaire afin de pouvoir prendre des photos des deux voleurs que nous suivons à pied.

Le soum fonce, prend la rue en marche arrière et se positionne pour prendre la photo.

Tout à coup, je vois le soum sans chauffeur qui dévale la rue en pente.

Le collègue trop pressé n’avait pas mis le frein à main et le camion manque d’écraser les deux piétons qui gueulent pour le principe mais sans s’attarder et sans voir non plus que personne ne conduit.

Le chauffeur a juste le temps d’arrêter le soum avant qu’il ne traverse le boulevard comme un camion fantôme. 

@btankraide – 25 ans de police judiciaire

1) Blood of anus !

01h00 du matin, jeune gendarme APJ affecté depuis 6 mois en unité. Appel nocturne :

« – Gendarmerie bonjour !
– Bonjour Monsieur. Venez vite.. je saigne de l’anus !
– Vous saignez d’où ? Des fois que mal entendu. Réponds-je, émergeant de mon sommeil.
– De l’anus. Venez vite.
Vous êtes où Monsieur ?
– Ben je sais pas. Devant un grand bâtiment blanc. Il y a marqué gendarmerie nationale dessus ! »

J’appelle le gradé de permanence qui me dit d’aller voir (en gros démerde-toi).
Pour faire bref. Fugue de l’HP et voulait qu’on le ramène…

2) Le fond du problème !

Perquisition de bonne heure le matin. Encore doté du pantalon droit.
Résultat positif. On retrouve électroménager et téléviseur.
Bien sur on demande au plus costaud du groupe de prendre le plus lourd… La TV !
Je me baisse, je saisis l’objet et… CRAC !
Et merde. J’ai pris du cul et le froc n’a pas tenu. 200 mètres entre le domicile du MEC et la voiture. Le collègue me colle aux fesses en sortant et ce jusqu’à la voiture. Froc déchiré jusqu’au milieu des cuisses.

Honte à moi !

@CHEJUSTMEN49 – 27 années de gendarmerie

Citoyen modèle… à peu près !

Contrôle alcoolémie, conducteur positif. Au moment de sortir de la voiture, il se barre en courant. J’ai une lampe dans la main, peut-être même l’éthylotest, ma chasuble trop grande sur le dos, la radio en dessous. Devant, le mec est en short et t-shirt. Je pars seul à ses trousses pendant que mon collègue reste avec la voiture et le passager. Je suis en galère, j’ai sorti la radio et j’essaie d’annoncer la progression. Je suis le type à contresens d’une rue en pavés à sens unique. Un mec klaxonne derrière, je crois que c’est déjà des collègues. Je laisse passer.

L’intersection d’après, la voiture prend encore en contresens et j’entends un « boum ». J’arrive à l’angle, le fuyard se relève du premier choc qui ne l’a pas blessé et qui n’a fait aucun dégât sur la voiture. Il saute sur le capot pour faire croire que si. Toujours rien. Des collègues m’ont rejoint, on interpelle. Le conducteur descend de la voiture, me voit essoufflé et me dit :

« Je vous ai vu courir avec tout votre matériel, vous aviez l’air d’avoir du mal. 

–  Merci, en tout cas. 

– Tenez, j’ai des bouteilles d’eau.

– Vous avez percuté ?

– À peine, je peux y aller ?

– Vous êtes collègue ?

– Pas du tout.

– Je. » 

@ViolentPolicier – 10 ans de police secours

Déclaration de perte… de chance !


En patrouille de surveillance de fin de soirée, nous intervenons sur un « vol sur chantier » à proximité de notre brigade située en zone police.

Ils étaient deux, nous n’en ramenons qu’un… l’autre nous a échappé !


Au petit matin, ouverture au public de la brigade. Le gendarme auxiliaire qui nous accompagne vient nous dire que le deuxième est dans le hall d’accueil de la brigade, qu’il souhaite signaler la perte de ses papiers.

Je vais le chercher et l’amène dans le bureau où nous entendons le premier. Les regards se croisent, ils changent de couleur !

Main sur l’épaule, sourire : « alors les amoureux, on vous réunit ; heureux ? »

On l’amène dans un autre bureau, début de la deuxième GAV. Il pensait avoir été coursé par la police, a perdu son portefeuille dans la course et se disait que ça passerait crème à la gendarmerie… boulette.


@korezian – 29 ans de gendarmerie

                                                                                                                   MONPOTOUTAI !

Tout a commencé avec deux mecs à 4 grammes et demi dans une voiture.
Je tiens l’histoire d’un témoin direct de la scène, je vous éviterai donc les détails techniques de notre intervention.
Deux mecs bourrés dans leur voiture n’avancent pas lorsque le feu passe au vert.
Énervé le conducteur de la camionnette juste derrière les klaxonne. Les deux ivrognes tendent subtilement leur majeur vers le ciel à l’attention du troisième larron.
Le conducteur de la camionnette descend alors avec une machette à la main et donne un coup à la jonction du cou et de l’épaule d’un des deux types qui était sorti de sa caisse. Il s’effondre. Le deuxième, effaré, se place derrière la camionnette et invective l’homme à la machette. A son tour, il prend un coup qui lui entaille profondément l’épaule.
Tranquillement l’élagueur reprend sa camionnette, fait une marche arrière, roule sur un mec, avance, roule sur le second, comprend qu’il doit encore manœuvrer, et roule une seconde fois sur chacun des deux gars.
La situation a viré au cocasse quand les deux victimes anesthésiées par l’alcool se sont redressées de concert, en braillant un « LÉ OU MON POTE », un peu déboussolées par la situation.
Les deux vont bien malgré la gravité apparente des blessures.

                                                                                                                                                                                                                 @petite_suri – 10 ans de police

Flagrant délire,

03 heures du mat, patrouille de nuit au PSIG. Notre véhicule passe au ralenti sur la perpendiculaire d’un poids lourd stationné. Trois individus qui lâchent bidons et tuyaux et fuient. Un vol de carburant en flag !

Tel l’aigle qui arbore notre écusson nous avons fondu sur nos proies. Bon en fait, deux ont abandonné et se sont rendus, le troisième allait trop vite.

Vêtu de noir, le voilà qui passe non loin en courant. Je lui hurle de s’arrêter, il n’obtempère pas. J’arrive en biais, je saisis le bras, balayette, au sol, menotté. Propre et efficace.

Le gars me supplie. Il ne comprend pas. Un type sort d’un bosquet non loin et me dit « je me rends, laissez le, il n’a rien fait ! ».

Quelle était la probabilité qu’un coureur insomniaque, vêtu de noir et écoutant de la musique à fond dans les oreillettes, passe à ce moment là !

Avec mes excuses monsieur !

@M_I_K_40 – 10 ans de gendarmerie

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