Vingt-deux suspects toujours en garde à vue dans l’affaire du braquage d’Harry Winston

Joaillerie de luxe Harry Winston, avenue Montaigne à Paris (VIIIe), le 5 décembre 2008
Joaillerie de luxe Harry Winston, avenue Montaigne à Paris (VIIIe), le 5 décembre 2008/Patrick Kovarik AFP

JUSTICE – Le 4 décembre avait lieu un casse record dans la célèbre joaillerie…

Vingt-deux personnes soupçonnées d’être liées au braquage record (85 millions d’euros) de la joaillerie Harry Winston, le 4 décembre 2008 à Paris, sont toujours en garde à vue ce mardi. Elles ont été arrêtées dimanche et lundi, et des bijoux provenant du vol ont été retrouvés. Les trois autres suspects ont été relâchés par les enquêteurs dans la nuit de lundi à mardi, selon une source policière.Des «complicités internes»Ces interpellations ont été réalisées dans la région parisienne par la Brigade de répression du banditisme (BRB) après que les enquêteurs ont appris qu’un receleur présumé des bijoux s’apprêtait à effectuer une transaction afin de les revendre. Celui-ci «venait de l’étranger», a ajouté cette source. Les suspects, âgés de 22 à 67 ans, sont liés au «milieu traditionnel haut de gamme» français, selon la même source. Ils auraient bénéficié «de complicités internes», dont celle d’un vigile également interpellé. La BRB a découvert lors de perquisitions aux domiciles de certains suspects 250.000 euros puis un million d’euros en espèces, dans des caches, ainsi que des armes. Les enquêteurs s’efforcent depuis lundi de déterminer la part de responsabilités des suspects.
Une récompense d’un million de dollars
Le jeudi 4 décembre 2008, quatre malfaiteurs armés, dont certains déguisés en femmes, qui connaissaient les noms de certains employés, leur adresse personnelle et l’emplacement exact des coffres-forts, avaient fait main basse sur 85 millions d’euros de bijoux en un quart d’heure dans cette joaillerie de l’avenue Montaigne, en plein Triangle d’or, à Paris.
La Lloyd’s de Londres avaient rapidement offert une prime d’un million de dollars (700.000 euros) à la première personne qui permettrait de retrouver ces bijoux… Le préjudice du braquage avait été estimé à 85 millions d’euros par la célèbre maison américaine, un record toutes catégories pour un vol en France.
Le braquage avait été qualifié de « coup de maître » par la police. Le jeudi 4 décembre 2008, quatre malfaiteurs armés, dont certains étaient déguisés en femmes, avaient dévalisé en un quart d’heure la joaillerie Harry Winston, avenue Montaigne (VIIIe), en plein Triangle d’or, à Paris. Montant du hold-up : 85 millions d’euros, un record absolu en France.
Dimanche 21 et lundi 22 juin, vingt-cinq personnes soupçonnées d’être liées à ce vol historique ont été arrêtées en région parisienne. Certains des bijoux dérobés ont été retrouvés. La police a également découvert 250 000 euros en espèces et des armes. Les policiers ont profité d’une transaction de receleurs présumés des bijoux « venant de l’étranger » près de Paris pour effectuer les premières interpellations « en flagrant délit ».
700 000 EUROS DE PRIME
Selon des sources policières, les suspects placés en garde à vue, âgés de 22 à 67 ans, dont deux femmes, sont liés au « milieu traditionnel haut de gamme » français et auraient bénéficié« de complicités internes », dont celle d’un vigile. Ils n’appartiendraient a priori pas à des gangs internationaux organisés comme celui des « Pink Panthers », même si les bijoux volés ont« séjourné à l’étranger », ont indiqué les sources.
Après le braquage, les Lloyd’s de Londres avaient rapidement offert une prime de un million de dollars (700 000 euros) à la première personne qui permettrait de retrouver ces bijoux. On ignore si la prime a permis de faire avancer l’enquête.

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