Voilà donc un nouveau week-end de permanence. Six personnes du service se relaient donc le week-end , « au cas où » ; dès fois que la BRB soit saisie de faits s’étant déroulés sur son ressort.  Dans la mesure où une dizaine de groupes composent le service, on pioche à droite ou à gauche, pour prendre ces six personnes. Cela représente environ une permanence par trimestre.
Et là, c’est mon tour. Je dois dire que, lors de ma précedente permanence, je n’ai pas eu le temps de chomer. Pour commencer un important cambriolage (important de par son préjudice). Le principe est toujours le même. La première chose à faire, ce sont les constatations ; il s’agit là de reproduire le plus fidèlement possible la scène de crime telle qu’elle est découverte à l’arrivée des policiers ; concrètement, il s’agit donc de décrire, sur procès-verbal, les lieux où ont été commis les faits.  Dans le cas d’un cambriolage, c’est donc détailler ce qui a été volé, éventuellement deviner le cheminement des auteurs. Dans le cas d’un meurtre, c’est aussi faire une description précise du corps, etc… tout en relevant, à chaque fois, les éventuelles « traces », en compagnie de l’Identité Judiciare. Bien évidement, si les faits viennent de se produire, on cherche, en même temps, à ne pas perdre la trace des auteurs, si cela est possible ; un témoin qui les a vu, ou autre chose du même gout. Bref, une fois les constatations terminées, il s’agit d’entendre tous les témoins éventuels et les victimes. C’est donc ce qui a été fait pour le cambriolage.
Et là, oh surprise, badaboum, nouvelle affaire ; et là, c’est un vol à main armée. En l’occurrence, il s’agissait de celui commis au préjudice de la joaillerie « Chopard », place Vendome. Et là, ce sont plus de six millions d’euro en bijoux (valeur de revente) qui ont été dérobés en moins de cinq minutes.
Le scénario est le même ; constatations, auditions… Bref, un week-end bien chargé.  D’autant que, encore à cette époque, nous étions en plein dans l’affaire dite « Harry Winston ». donc, autant dire que le travail ne manquait pas. Une grosse journée en perspective, donc.
Je dois dire que, depuis lors, un individu a été interpellé, dans le cadre de ce braquage.
Là, le week-end n’a pas du tout eu la même physionomie. En début d’après-midi, nous avons été mis en « pré-alerte », suite à une fusillade s’étant déroulée sur le Val de Marne. Pour autant, les collègues locaux sont restés saisis.
C’est en partant  le soir, peu après 19h, que, dans la voiture, j’ai entendu parler du double homicide de Saint-Ouen. Le premier reflexe aura été de regarder mon téléphone portable, dès fois que j’ai raté un appel. Finalement, encore une fois, ce sont les collègues locaux qui sont restés saisis. Très rapidement, la presse a fait part de c qui semblait avoir un lien avec le trafic de stupéfiants. Donc, rien de plus normal que de laisser les collègues du SDPJ 93 saisis des faits. Peut-être connaissaient-ils, déjà, l’environnement des victimes, voir des auteurs. De plus, rien à voir, à priori, avec la banditisme.
Voilà donc une journée qui m’a permis d’avancer sur les dossiers en cours et, je l’avoue, en fin de journée, de parcourir l’immensité du web.
Prochaine permanence en Janvier. A suivre.
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