Transport de fonds
On appelle « saisine incidente », une enquête qui commence à partir d’une autre affaire, en fait « incidement ». 
Cette affaire, parue sur le site « Corse Matin », le 10/09/09 résume très bien cette typologie d’affaire. 
L’enquête menée par la police judiciaire de Bastia sur la préparation de l’attaque d’une entreprise de transport de fonds avance à un rythme soutenu. Une troisième interpellation a eu lieu avant-hier sur le parking d’un supermarché de Furiani par les policiers de la brigade de recherches et d’intervention (BRI) après celle d’un père et de son fils (voir notre édition d’hier), deux hommes âgés respectivement de 51 et 30 ans. De source proche de l’enquête, on a appris qu’ont été saisis « lors des perquisitions à leur domicile, un matériel important, en l’occurrence des armes de poing et d’épaule, des cagoules, des émetteurs-récepteurs, des faux papiers, de fausses plaques d’immatriculation, une importante somme d’argent en fausse monnaie, ainsi que des barils d’acide destinés à faire disparaître une partie de cet équipement ».
La cible était une société de transports de fonds de Haute-Corse. Et selon l’une des hypothèses de travail de la police judiciaire, « les deux hommes pourraient avoir envisagé de séquestrer le responsable de cette entreprise et sa famille afin de pouvoir faire main basse sur les fonds détenus par cette société ». Un contenu qualifié d’important.
Un troisième homme en garde à vue
Les préparatifs étaient, semble-t-il, bien avancés. Lors de la perquisition, les enquêteurs auraient également trouvé « des plans du point de départ des fourgons ainsi que les horaires de leurs rentrées et sorties ». Les policiers ont réussi à remonter leur trace grâce à une affaire incidente. En effet, c’est à la suite d’une enquête sur le vol d’un véhicule utilitaire dans une entreprise par deux hommes cagoulés, qu’ils ont pu les appréhender. Ce que ne savaient pas les voleurs, c’est que le véhicule en question était doté d’un système de localisation.
Le père et le fils, Patrice et Maximilien Santucci, ont été mis en examen par le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Bastia, Vincent Raffray pour « association de malfaiteurs », « vol en bande organisée » et « détention d’armes de première catégorie ».
Ils ont été placés sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Borgo.
La PJ a décidé de poursuivre activement ses investigations comme le démontre l’interpellation de cette troisième personne, avant-hier à Furiani, qui a été placée en garde à vue au commissariat central de Bastia.
Le procureur de la République du TGI de Bastia, Jean-Jacques Fagni, et le procureur général près la cour d’appel de Bastia, Paul Michel, suivent personnellement cette affaire de droit commun qui « traduit une activité délinquante d’un certain niveau ».
Je ne ferais qu’un seul commentaire: l’auteur de l’article parle des membres du parquet qui, selon lui, « suivent personnellement cette affaire de droit commun ». Or, il s’agit, dans ce cas-là, de criminalité organisée. Il est questionu, au début de l’article,  de bande organisée, ou d’association de malfaiteurs; avec toute la prudence que l’on doit, ne connaissant ni les tenants, ni les aboutissants de cette affaire. 
Félicitations aux collègues. 
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