une poire pour la soif - James Ross - Critique sur 15cpp.fr le blog de police et douane judiciaireSmutt Miligan, un garagiste contrebandier d’alcool, ouvre son Roadhouse à la fin des années 30, un tripôt-restaurant dans un comté « sans alcool » de Caroline du Nord. Etranglé par les dettes, son négoce est plus mal. Jack McDonald, son employé, ancien fermier ruiné apprend par hasard que Bert Ford, un ancien briseur de grève venu du Nord aurait enterré plusieurs milliers de dollars dans sa ferme.

Jack et Smutt y voient un signe du destin, et un espoir pour sortir de leur bourbier.

Une poire pour la soif est un livre culte.

Culte, parce que c’est un « One Shot », seul livre publié par son auteur, un journaliste du nom de James Ross.

Culte parce que Raymond Chandler y verra tout de suite dans ce « récit sordide et complètement corrompu d’une petite ville de Caroline du Nord » un chef d’œuvre, dès 1940.

Culte, parce que ce livre écrit avec la sueur, le sang et la boue sera un bide total à sa sortie.

Pas de héros, rien que des salauds du quotidien, ce livre transpire la moiteur de la Caroline du Nord écrasée par la crise, et le crachat du tabac à chiquer. Hypocrisie de la prohibition, pression des banques, pauvreté…

On ne ressort pas indemne d’un tel livre.

 

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